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Lectures communes du Forum
 Le forum du Guide - Critiques de livres : Littérature : Lectures communes du Forum
Icône du message Sujet: 1984 __ George ORWELL Répondre Nouveau sujet
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mamoun85
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Depuis le: 29 mars 2008 Status actuel: Inactif
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Citer mamoun85 Réponsebullet Sujet: 1984 __ George ORWELL
    Envoyé : 06 septembre 2009 à 06:13
1984 de George Orwell



éditeur : gallimard
pages : 376

De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée. » (source gallimard)

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annalekt
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Depuis le: 19 juillet 2006 Status actuel: Inactif
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Citer annalekt Réponsebullet Envoyé : 03 octobre 2009 à 02:46
bonjour,tout le monde crie "ho merveille!" pour ce livre,mais moi il ne m'attire pas du tout,une bonne raison pour me donner envie de le lire?
Bonne journée.
Un clown,c'est toujours triste.
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Poulpette
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Depuis le: 30 juillet 2009 Status actuel: Inactif
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Citer Poulpette Réponsebullet Envoyé : 04 octobre 2009 à 09:51
Bonjour,
Personnellement ,j'ai aimé ce livre (même si certains passages étaient un peu longs ) car je le trouve d'actualité .
Nous sommes dans une certaine uniformisation ;on nous gave d'informations toutes prêtes ,voir elles se contredisent mais c'est pas grave ;nous avançons tous dans le même sens : nous devons tous faire la même chose sans y réfléchir. Mais attention, si nous voulons faire autrement: on nous rappelle à l'ordre ,on est critiqué ...
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annalekt
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Depuis le: 19 juillet 2006 Status actuel: Inactif
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Citer annalekt Réponsebullet Envoyé : 04 octobre 2009 à 10:11
bonsoir poupelette,je ne suis toujours pas convaincue.
désolée.
Un clown,c'est toujours triste.
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Poulpette
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Depuis le: 30 juillet 2009 Status actuel: Inactif
Messages: 322
Citer Poulpette Réponsebullet Envoyé : 04 octobre 2009 à 10:22
C'est pas grave !
On ne peut pas tous aimé les mêmes choses !
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annalekt
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Depuis le: 19 juillet 2006 Status actuel: Inactif
Messages: 6994
Citer annalekt Réponsebullet Envoyé : 04 octobre 2009 à 11:22
Message posté par Poulpette

C'est pas grave !
On ne peut pas tous aimé les mêmes choses !
oui tu as raison et heureusement d'ailleurs,qu'est ce que le monde serait triste,alors!
Un clown,c'est toujours triste.
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* Ça *
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Modérateur
Depuis le: 19 novembre 2004 Status actuel: Inactif
Messages: 7619
Citer * Ça * Réponsebullet Envoyé : 11 octobre 2009 à 13:46






Extraits
« Dans un monde dans lequel le nombre d'heures de travail serait court, où chacun aurait suffisamment de nourriture, vivrait dans une maison munie d'une salle de bains et d'un réfrigérateur, posséderait une automobile ou même un aéroplane, la plus évidente, et peut-être la plus importante forme d'inégalité aurait déjà disparu. Devenue générale, la richesse ne confèrerait plus aucune distinction. Il était possible, sans aucun doute, d'imaginer une société dans laquelle la richesse dans le sens de possessions personnelles et de luxe serait également distribuée, tandis que le savoir resterait entre les mains d'une petite caste privilégiée. Mais, dans la pratique, une telle société ne pourrait demeurer longtemps stable. Si tous, en effet, jouissaient de la même façon de loisirs et de sécurité, la grande masse d'êtres humains qui est normalement abrutie par la pauvreté pourrait s'instruire et apprendre à réfléchir par elle-même, elle s'apercevrait alors tôt ou tard que la minorité privilégiée n'a aucune raison d'être, et la balaierait. En résumé, une société hiérarchisée n'était possible que sur la base de la pauvreté et de l'ignorance. » (p.270)

« Le commandement des anciens despotismes était : 'Tu ne dois pas.' Le commandement des totalitaires était : 'Tu dois.' Notre commandement est : 'Tu es.' » (p.360)




Commentaire et résumé
Région de l’Océania, Londres, 1984.
L’Après-guerre où le monde est maintenant divisé entre trois grandes puissances perpétuellement en guerre.
Winston Smith, travailleur auprès du parti intérieur vit une remise en question majeure. Osera-t-il aller jusqu’à un rejet complet des idées véhiculées par le Parti?
Malgré la répression qui sévit et sa peur de la Police de la pensée, Winston se plaît à rêver d’un soulèvement contre la dictature de Big Brother. Dans un monde où chaque geste est épié, chaque souffle écouté, chaque pensée programmée, il n’est pas facile de garder par-devers soi, une toute petite part de secret.

Roman d’anticipation qu’on peut qualifier facilement de dystopie, 1984 est la vision d’un monde régi par une dictature tyrannique et despotique. Un aperçu d’une société gouvernée par un parti unique dans un régime totalitaire ou la vie privée n’existe plus. Ce grand classique de l’anticipation se déroule en trois temps. On pourrait titré la progression du récit ainsi : 1er – L’éveil ou la conscientisation, 2e – La rébellion et 3e – La capitulation.

Winston qui est en fait le personnage principal, posera un premier geste de rébellion en voulant consigner ses pensées dans un journal personnel. Ce premier geste lui fait découvrir sa personnalité propre et permet graduellement à son esprit l’analyse de son monde, de son environnement. Ce qui est extrêmement difficile dans cette ambiance d’abrutissement de l’humanité.

Cette fiction n’a rien perdu de son mordant même si son écriture date du milieu du siècle dernier. On s’attache au personnage de Winston. On sent, on voit et vit l’époque répressive à travers lui. Moi qui ne suis pas une habituée de ce type d’histoire et malgré le ton pessimiste du récit, j’ai véritablement apprécié ma lecture tout du long. Il y a bien quelques petites longueurs lorsqu’on explique en détail la déconstruction des gens à travers le langage, mais qui sont bien vite oubliées tant le roman est captivant. Et même pour une personne comme moi qui est peu politisée, on ne peut que faire certains rapprochements avec les réalités du monde actuel.





« La guerre c'est la paix - La liberté c'est l'esclavage - L'ignorance c'est la force »





*** Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux _ J.Renard

*** Les gens qui ne rient jamais ne sont pas sérieux _ Alphonse Allais


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